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le 13 juin 2018

Tension diplomatique entre Paris et le nouveau gouvernement
italien sur la crise migratoire


L’Italie, ulcérée par les déclarations de Macron sur l’« Aquarius », estime que la France a constamment manqué de solidarité dans l’accueil des réfugiés.

LE MONDE | 13.06.2018 à 11h39 • Mis à jour le 13.06.2018 à 15h58 |

Par Jérôme Gautheret (Rome, correspondant)

La tension monte entre Paris et Rome. L’Italie, qui exige des excuses de la France, a convoqué l’ambassadeur français et menacé d’annuler une rencontre entre les dirigeants français et italien vendredi à Paris. Les déclarations d’Emmanuel Macron dénonçant « la part de cynisme et d’irresponsabilité du gouvernement italien » après son refus d’accueillir l’Aquarius ont en effet été très mal reçues à Rome.

Intervenant devant le Sénat, le ministre de l’intérieur italien, Matteo Salvini, a appelé, mercredi 13 juin, le président Macron à « passer de la parole aux actes », en faisant preuve de « générosité ». Il a également rappelé que la France s’était engagée à accueillir plus de 9 000 migrants arrivés ces dernières années en Italie mais qu’elle n’en avait accueilli que 640 et avait renvoyé en Italie 10 249 migrants ayant passé la frontière, entre le début de l’année et la fin du mois de mai.

« Notre histoire de solidarité, d’humanité et de volontariat ne méritait pas d’être apostrophée dans ces termes par des représentants du gouvernement français, dont j’espère qu’ils présenteront des excuses officielles dans les plus brefs délais », a encore déclaré M. Salvini, qui a estimé plus tard, devant des journalistes, que, sans « excuses officielles » de la France, il valait mieux annuler la rencontre prévue vendredi entre le président français, Emmanuel Macron, et le chef du gouvernement italien, Giuseppe Conte.

Le ministre des affaires étrangères italien, Enzo Moavero Milanesi, a lui aussi fait part de sa colère dans un communiqué : « Le gouvernement italien considère inacceptables les paroles utilisées dans des déclarations publiques hier à Paris », écrit-il. S’il « comprend qu’un Etat ami et allié puisse être en désaccord avec les positions d’un autre Etat », M. Moavero Milanesi estime que « le désaccord doit être exprimé d’une manière et dans des formes cohérentes avec un tel rapport d’amitié ».

Quant au ministre de l’économie italien, Giovanni Tria, il a annulé sa rencontre prévue mercredi en fin d’après-midi avec son homologue français Bruno Le Maire.

L’agacement de Rome est partagé par l’immense majorité de l’opinion italienne. Les déclarations d’Emmanuel Macron ont réveillé le souvenir des incidents qui ont émaillé les mois passés. Par la suite, le rappel au droit international du premier ministre, Edouard Philippe, et plus encore la réaction du porte-parole d’En marche, Gabriel Attal, jugeant l’attitude italienne « à vomir », ont provoqué une avalanche de réactions courroucées et même mené à la convocation, mercredi, de l’ambassadeur de France à Rome au ministère des affaires étrangères.

« Leçons hypocrites »

Le communiqué publié par le Palais Chigi, le siège du premier ministre, dans l’après-midi de mardi, était déjà d’une vigueur inhabituelle : « Les déclarations venant de France autour du cas de l’Aquarius sont surprenantes et témoignent d’un grave manque d’informations sur ce qui se passe. L’Italie ne peut pas accepter les leçons hypocrites de pays qui, en termes de migrations, ont toujours préféré tourner le dos à leurs partenaires. » La même note poursuit : « Nous avons reçu un geste inédit de solidarité de la part de l’Espagne. Ce même geste n’est pas arrivé de la France, qui de plus a adopté à maintes reprises des politiques bien plus rigides et cyniques en termes d’accueil. »

Mercredi matin sur France Inter, la ministre de la justice française, Nicole Belloubet, a nuancé les propos d’Emmanuel Macron, estimant qu’on « ne peut pas laisser l’Italie seule face à cette question, ce n’est pas acceptable ». « Il y a urgence absolue à construire une réponse européenne », a-t-elle ajouté, jugeant que « l’Europe est fautive, et peut-être nous avec, de ne pas avoir su construire cette réponse ». Le Quai d’Orsay a également tenu à rappeler, mercredi, son attachement « au dialogue et à la coopération que nous avons sur ces sujets avec Rome » et assuré être « parfaitement conscient de la charge que la pression migratoire fait peser sur l’Italie et des efforts que ce pays fournit ».

« C’est l’hypocrisie de Macron qui est à vomir », a estimé Giorgia Meloni, la dirigeante des postfascistes de Fratelli d’Italia. Dans le chœur de réactions indignées émanant de la grande majorité des responsables politiques italiens, revenait sans cesse le rappel d’un souvenir récent : celui de l’incident frontalier de Bardonecchia, fin mars. En pénétrant dans des locaux de cette petite gare piémontaise, pour effectuer une analyse d’urine sur un ressortissant nigérian accusé de trafic de stupéfiants, des douaniers français avaient alors déclenché une véritable tempête diplomatique entre les deux pays, le ministère des affaires étrangères du gouvernement Gentiloni convoquant déjà l’ambassadeur de France à Rome pour explications. Une procédure très inhabituelle qui traduisait la colère contre l’attitude des forces de l’ordre françaises dans les zones frontalières, de Vintimille aux cols alpins.

Bonnes paroles

Depuis la fermeture progressive des frontières entre les deux pays, en 2014, l’immense majorité des Italiens ont l’impression que l’Italie a été abandonnée à elle-même par ses partenaires européens. Un sentiment qui a culminé à l’été 2017, quand, au plus fort de la crise migratoire (plus de 100 000 personnes secourues de janvier à juillet), le ministre de l’intérieur, Marco Minniti, avait demandé un geste de solidarité, menaçant lui aussi de fermer ses ports aux bateaux des ONG humanitaires. A l’époque, l’Italie ne s’était attirée en retour que quelques bonnes paroles.

Depuis, l’intensité du flux d’arrivées s’est considérablement affaiblie (80 % d’arrivées en moins depuis le début de l’année 2018), par l’effet d’accords très controversés entre l’Italie et diverses autorités locales libyennes. Mais le Parti démocrate (centre gauche), au pouvoir depuis 2013, a essuyé une cuisante défaite électorale, et son incapacité à obtenir une aide concrète par la voie du dialogue n’est pas pour rien dans l’arrivée au pouvoir de partis extrémistes, qui, désormais, entendent bien faire entendre leur différence.


posté le mercredi 13 juin MMXVIII




Brexit : les députés pro-européens font céder Theresa May

Le rapport de force construit avec succès par ces élus, pourtant conservateurs, a conduit la première ministre à abandonner le Brexit dur.

LE MONDE | 13.06.2018 à 00h09 • Mis à jour le 13.06.2018 à 06h21 |

Par Philippe Bernard (Londres, correspondant)

Theresa May a éteint in extremis les feux de la rébellion de députés conservateurs, mais elle leur a apparemment cédé : le Parlement pourrait avoir son mot à dire, à l’automne, dans l’accord sur le Brexit entre Londres et les Vingt-Sept.

La démocratie parlementaire britannique sort ragaillardie du débat houleux qui a agité Westminster, mardi 12 juin après-midi, mais la première ministre s’en trouve affaiblie. Elle qui menaçait il y a quelques mois de claquer la porte des négociations de Bruxelles si elle n’obtenait pas satisfaction – en répétant que « pas d’accord du tout vaut mieux qu’un mauvais accord » –, se verra privée de ce chantage ultime si elle tient les promesses faites mardi soir aux rebelles pour retenir leur bras.

Le rapport de force, qui tournait déjà largement à l’avantage de l’UE, se trouverait alors encore renforcé. Mais les députés britanniques ont sans doute évité le pire : un défaut d’accord « (« no deal ») qui, en hérissant le pays de barrières douanières, provoquerait une catastrophe économique pour Londres mais aussi, dans une moindre mesure, pour le continent.

Michel Barnier, le chef des négociateurs du Brexit pour l’UE, sait désormais que les députés britanniques, conscients de ce possible cataclysme, ne le laisseront pas survenir. Si Mme May parvient à un accord qui déplaît à la majorité des députés, ou si elle était tentée par le chantage au « no deal », ce sont eux, majoritairement pro-européens, qui prendraient la main cet automne, si leur victoire de mardi à Westminster se confirme.

Tout serait alors possible : contraindre la première ministre à retourner à la table des négociations, déclencher un nouveau référendum sur l’accord de départ lui-même, voire renverser Mme May et provoquer de nouvelles élections. En dehors de telles hypothèses extrêmes, le rapport de force construit avec succès par les députés pro-européens conduit Mme May à abandonner le Brexit dur qu’elle défendait, pour une formule nettement plus conciliante avec Bruxelles.

« Chemin dangereux »

Formellement, la première ministre a sauvé les meubles : aucun des amendements à sa loi sur le retrait de l’UE, destinés à modérer les effets du Brexit et à renforcer le pouvoir du Parlement, n’a trouvé de majorité. Mais, en fin d’après-midi, après un débat électrique, l’amendement le plus corrosif pour le gouvernement était sur le point d’être approuvé par les députés. Downing Street a alors dû promettre in extremis d’en reprendre le contenu à son compte dans le projet de loi lors de la prochaine navette à la Chambre des lords. La quinzaine de députés conservateurs « rebelles » qui s’apprêtaient à l’approuver, ont alors accepté de voter contre ou de s’abstenir. Le gouvernement a promis de « dialoguer » avec eux pour rédiger un nouvel amendement, déposé dans quelques jours chez les Lords.

« L’amendement 19 » rédigé par Douglas Hogg, un Lord conservateur, dit vicomte Hailsham, prévoyait de donner au Parlement un « vote significatif » (« meaningful vote »). Il s’agit d’empêcher Theresa May de signer un accord de retrait de l’UE qui n’aurait pas l’aval des députés. Faute d’un accord accepté par les élus avant le 30 novembre, il prévoit que le gouvernement devrait suivre les consignes données par le Parlement. « Une absurdité constitutionnelle qui substituerait le Parlement au gouvernement, a tonné Vernon Bogdanor, sommité du droit constitutionnel. Dans toute notre histoire, jamais le Parlement n’a négocié un traité ! »

Autre sommité en matière juridique, Dominic Grieve, député conservateur et ancien procureur général du Royaume, champion des droits du Parlement sur le Brexit, a pourtant défendu vigoureusement l’« absurdité » lors du débat de mardi. L’énergie qu’il déploie avec la plus extrême des civilités depuis des mois, commence à emporter des adhésions inattendues. Mardi matin, quelques heures avant l’ouverture du débat parlementaire, Philip Lee, le secrétaire d’Etat à la justice, a secoué le monde politique en annonçant qu’il démissionnait de son poste afin de pouvoir voter en faveur de l’amendement Grieve, contre le gouvernement (les ministres restent députés au Royaume-Uni).

« Je veux pouvoir regarder mes enfants dans les yeux » à propos du Brexit, a-t-il expliqué dans une longue lettre d’explication où il exprimait sa crainte que Mme May mène le pays « sur un chemin que l’évidence et un examen rationnel permettent de qualifier de dangereux ». Estimant que « les habitants, l’économie et la culture » de sa circonscription vont pâtir du Brexit et que l’autoritarisme de Mme May « contrevient au principe de la souveraineté parlementaire », ce médecin de 47 ans, député de Bracknell, à l’ouest de Londres, prône un second référendum sur le futur accord avec l’UE.

Son geste semble avoir donné du courage à d’autres élus, et le Telegraph a prédit d’autres démissions du gouvernement, convainquant probablement Mme May d’accepter des concessions. La nature du compromis était tout sauf claire, mardi soir, mais l’idée semble désormais sur la table : si les députés n’approuvent pas l’accord négocié par Mme May avec Bruxelles, ils prendront la barre.

Exaspération

Les europhobes ont immédiatement dénoncé ce scénario, qui relève pour eux de l’anathème et du subterfuge destinés à saper l’autorité de Theresa May et à trahir le Brexit. Affaiblir Mme May ? « C’est un argument ridicule. Cela supposerait que sur le continent, ils ne sont pas au courant que notre gouvernement est divisé ! », a ironisé Kenneth Clarke, vétéran des Tories et europhile passionné, déclenchant les rires des députés. « Je suis un peu fatiguée de ces collègues députés qui me confient dans les couloirs le désespoir sur le Brexit qu’ils n’osent pas exprimer publiquement », a lancé quant à elle Anna Soubry, courageuse « rebelle » conservatrice.

Cette exaspération de certains députés sur l’impasse du Brexit a commencé à se faire entendre mardi. En paraissant leur céder, le gouvernement leur a épargné l’embarras d’une collusion ouverte avec l’opposition. Mais Mme May s’est surtout évité l’humiliation d’une défaite cinglante en pleine négociation avec Bruxelles.


posté le mercredi 13 juin MMXVIII




「我用湯匙喝珍奶十多年」林靜儀   PO   照挺政策慘被打臉!

2018 年 06 月 13 日 14:19      中時電子報     林郁庭

政府推動限塑政策預告內容引爆話題,甚至在有官員答覆,「可以用湯匙喝喝珍珠奶茶」、「吃剉冰或是包心粉圓時『會用吸管嗎』引爆大眾痛批太荒謬。今天,民進黨立委林靜儀反駁「用湯匙喝珍奶很離譜?」她表示自己「十多年來在這家很有名的珍珠奶茶店,點熱珍奶時,一直都是杯子和湯匙」,照片一出反而慘遭網友打臉。

環保署提出減少塑膠政策,四大類業者不得提供內用者一次用塑膠吸管,不料卻也引發大眾反彈聲浪。對此,立委林靜儀在臉書上   PO   文,寫下自己對減塑政策的看法,卻被網友轉發至《批踢踢》,大力嘲諷一翻。

有網友轉發林靜儀臉書   PO   文,表示「林靜音大力打臉鄉民!林靜音早就用湯匙喝珍奶十多年!」,原來是林靜儀到了一家餐廳內用點了一杯熱珍奶和冰珍紅,她說「為了證明那個杯子裡是珍珠奶茶,我用店家提供的湯匙,撈了一匙珍珠出來」。

林靜儀說,旁邊的冰珍珠紅茶,店家插了一支塑膠吸管,「下方那個花袋子裡有我平常帶身上的筷子和兩款金屬吸管;我把可以喝珍奶的那個大口徑吸管拿出來放在杯子下方」。

林靜儀表示支持環保署提出的減少塑膠政策,是「內用飲料不要提供塑膠吸管」。她直呼:「沒有天地要毀滅,沒有要滅絕你喝飲料的生活,只有請販賣的店家在內用飲料改不是塑膠的吸管而已」。

林靜儀店內享用珍奶的擺拍照片一出,卻引來大批網友抓包酸諷,「她用湯匙喝的是熱珍奶,旁邊那冰的還是用吸管啊幹」、「妳是認真的?還是反串?」、「大便會用湯匙撈嗎」、「黨說珍奶配大便,應該也硬吞下去」、「可以邊走邊用湯匙喝再來說嘴好嗎」、「關我屁事,我還用筷子夾珍珠的,嫩」、「你都晚上十點睡 都用湯匙喝珍奶     啊不就好棒棒」。

不過,也有人提出「吸管是店家插的」看法,也有人回覆「那她可以選擇不要插啊,連擺拍都擺不好?」、「要推廣少用塑膠吸管,那為何還要拍出來?」


posté le mercredi 13 juin MMXVIII


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