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le 11 juin 2018

Rejeté par l'Italie et par Malte, un navire humanitaire avec 600
migrants cherche un port


Le ministre de l’intérieur italien, Matteo Salvini, a exclu dimanche que l’« Aquarius », un navire de l’ONG française SOS-Méditerranée, accoste dans un port de la péninsule.

LE MONDE | 11.06.2018 à 05h01 • Mis à jour le 11.06.2018 à 12h59 |

Par Jérôme Gautheret (Rome, correspondant)

Lundi 11 juin au matin, 629 migrants venus d’Afrique, dont 123 mineurs isolés, 11 enfants en bas âge et 7 femmes enceintes, étaient toujours bloqués en Méditerranée, à 28 milles nautiques de Malte et à 32 des côtes siciliennes, otages d’un contentieux international qui les dépasse.

Ils étaient en route pour le port sicilien de Messine, dimanche midi, lorsque l’information est tombée sur le site du quotidien La Repubblica : le vice-président du conseil et ministre de l’intérieur, Matteo Salvini, a décidé de refuser à l’Aquarius, qui a recueilli ces personnes à son bord, l’entrée dans les ports italiens.

Une décision aussitôt diffusée sur les réseaux sociaux, puis relayée par un mot-clé, « chiudiamoiporti » (« fermons les ports ») et accompagnée d’une injonction à débarquer les demandeurs d’asile à Malte : « Le port le plus sûr, c’est le vôtre. »

Fort logiquement, les autorités maltaises ont refusé de se faire forcer la main, soulignant que les secours avaient été coordonnés à Rome et n’étaient donc pas de leur ressort. Depuis, la situation est bloquée. Le haut-commissariat de l’ONU a appelé lundi Malte et Rome à débloquer la situation, qualifiée d’« impératif humanitaire urgent ».

Dimanche soir, au siège de la présidence du conseil, une réunion des ministres concernés a duré plus de quatre heures, et n’a donné lieu à aucune déclaration concrète, le premier ministre, Giuseppe Conte, se bornant à constater que l’Italie « était abandonnée » par l’Europe. A bord, l’équipage dispose de quatre à cinq journées de vivres.

L’intervention de l’Aquarius a commencé samedi soir, lorsque le centre de coordination des secours (MRCC) de Rome, alerté par les observations des avions de la mission Eunavfor Med (European Naval Force Mediterranean) de lutte contre le trafic de migrants en Méditerranée, a demandé au navire humanitaire de faire route vers une zone située à plusieurs dizaines de milles des côtes libyennes, à l’est de Tripoli. Deux opérations de secours s’y sont déroulées, dans des conditions assez périlleuses (une des deux embarcations secourues a coulé, et 40 migrants ont été repêchés in extremis).

« Business de l’immigration »

Le sauvetage a eu lieu en l’absence, devenue habituelle ces derniers mois, de gardes-côtes libyens. De fait, depuis quelques semaines, leurs navires sont presque invisibles. Effets du ramadan ? Message en direction du nouveau gouvernement italien, rappelant que Tripoli peut à tout moment faire repartir un flot de réfugiés en direction des côtes italiennes ? Les observateurs de la situation dans le canal de Sicile ne savent pas trop à quoi attribuer cette soudaine disparition.

Dans les heures qui suivent, le MRCC de Rome demande à l’Aquarius de procéder à quatre transbordements. Une procédure qui aurait été classique l’an passé, alors que les opérations se poursuivaient à un rythme très soutenu, mais qui était devenue ces derniers mois plutôt rare, avec la baisse spectaculaire du nombre de départs des côtes africaines.

Sont ainsi accueillis à bord de l’Aquarius, toujours sur ordre de Rome, 119 demandeurs d’asile secourus en mer par un navire commercial, puis, plus étrange, des migrants venus de trois navires de gardes-côtes italiens, avant que le MRCC de Rome ne demande au navire de SOS-Méditerranée de faire route vers le nord, aux premières heures de la matinée de dimanche.

Ainsi donc, tout se passe comme si les autorités italiennes avaient cherché à « remplir » le plus possible l’Aquarius pour permettre au ministre de l’intérieur, Matteo Salvini, entré en fonctions une semaine plus tôt, de mettre en scène sa fermeté face au « business de l’immigration » qu’il n’a de cesse de dénoncer depuis des années.

Le tout, un jour d’élections : dimanche 10 juin se tenait le premier tour des élections municipales dans 764 communes d’Italie, dont les ports de Catane et Messine, en Sicile, et M. Salvini, qui reste à la tête de la Ligue, se sera ainsi offert, une fois le plus, le luxe d’être omniprésent, même en un jour où toute propagande électorale est interdite. Un procédé qui semble avoir été payant : lundi matin, les premiers résultats traduisaient la poursuite de la montée en puissance de la Ligue.

Dans la soirée de dimanche sont arrivés de nombreux messages de soutien émanant de l’ensemble de la droite. « Il est temps que les autres Etats membres de l’UE, y compris Malte, prennent leur part, pas seulement en paroles », a ainsi déclaré Anna Maria Bernini, proche de Silvio Berlusconi, et cheffe du groupe Forza Italia (opposition) au Sénat, rappelant que ce point figurait dans le programme de son parti. Plus virulente, Giorgia Meloni, cheffe de file de Fratelli d’Italia (postfasciste), a suggéré sur Twitter, dimanche après-midi, que l’Aquarius soit ramené en Italie pour être placé sous séquestre, et que son équipage soit inculpé de « trafic d’êtres humains ».

A gauche, les premiers cris d’indignation ne sont pas venus du Parti démocrate (PD). C’est tout d’abord le maire de Naples, Luigi de Magistris, qui a proposé d’ouvrir son port à l’Aquarius, avant d’être suivi dans la soirée par une autre figure inclassable du camp progressiste, celle du maire de Palerme, Leoluca Orlando, puis par ses homologues de Messine et de Reggio de Calabre.

Le PD, lui, est resté plutôt discret, son secrétaire par intérim, Maurizio Martina, affirmant surtout qu’il n’y a « aucune urgence » pour l’heure. Il faut dire que dimanche Matteo Salvini n’a fait que mettre en pratique des menaces proférées en juillet 2017 par son prédécesseur au ministère de l’intérieur, Marco Minniti, qui espérait ainsi faire fléchir ses partenaires européens, et n’avait obtenu en retour que des belles paroles…

L’embarras le plus palpable, à mesure que la crise grossissait, a été celui du Mouvement 5 étoiles, une formation alliée de la Ligue au gouvernement, mais profondément divisée sur la question migratoire. Le ministre des transports et des infrastructures, Danilo Toninelli, qui a en théorie la haute main sur les ports, a attendu plusieurs heures avant de s’aligner officiellement sur les positions de Matteo Salvini. Lundi matin, ce dernier s’en est pris à un autre bâtiment de l’ONG allemande Sea Watch, actuellement au large de la Libye. « Malte ne bouge pas, la France repousse, l’Europe s’en fout », a-t-il lancé sur Facebook.


posté le lundi 11 juin MMXVIII




« Star Wars » : le harcèlement de l'actrice Kelly Marie Tran illustre
les dérives des communautés de fans


Depuis la sortie du film « Les Derniers Jedi », en décembre, l’actrice est la cible d’insultes racistes et sexistes de la part de fans de la saga. Six mois plus tard, elle a quitté les réseaux sociaux.

LE MONDE | 11.06.2018 à 11h41 • Mis à jour le 11.06.2018 à 12h05 |

Par Pauline Croquet

Kelly Marie Tran a-t-elle quitté les réseaux sociaux en raison du harcèlement sexiste et raciste dont elle est la victime depuis des mois de la part de fans de la saga Star Wars ? L’actrice de 29 ans ne s’est pas exprimée sur le sujet, mais le tombereau de commentaires haineux persistants de ses détracteurs relance le débat sur l’ambiance toxique qui agite certaines communautés de fans, à commencer par celle, très vaste, de La Guerre des étoiles.

Automne 2017 : dans le cadre de la promotion de leur nouvel épisode, Les Derniers Jedi, les studios Disney accélèrent leur communication autour de l’arrivée d’un nouveau personnage, Rose Tico, une mécanicienne de la Résistance. Elle est incarnée à l’écran par une actrice alors inconnue, Kelly Marie Tran. Américaine d’origine vietnamienne, elle est l’une des rares femmes non blanches à figurer au casting de Star Wars.

Harcelée dès la sortie du film

Propulsée dans le tourbillon de la promotion d’un des blockbusters les plus attendus de l’année, la jeune femme a ouvert un compte Instagram pour partager sa nouvelle vie. Les fans de la saga découvrent une actrice pleine d’humour et d’autodérision, qui n’hésite pas à apparaître sans maquillage ni retouches, s’émerveillant chaque jour de pouvoir faire partie d’une telle aventure. Le site américain Buzzfeed consacre à l’époque tout un article à la gloire de ce compte Instagram intitulé : « Nous devons protéger Kelly Marie Tran et son Instagram à n’importe quel prix. » A la lumière des événements des derniers jours, ce titre semble rappeler à ses soutiens qu’ils ont échoué.

Star Wars 8 venait à peine de sortir en salles, le 13 décembre, que l’actrice subissait en ligne des attaques de toutes parts. Des spectateurs ont ainsi nourri un flot d’insultes racistes et sexistes rehaussé de remarques sur son physique, tout en prétendant critiquer sa mauvaise interprétation.

Une minorité bruyante

Au rang des insultes régulièrement proférées : « Ta présence a ruiné le film et ce n’est pas seulement parce que tu es asiatique » ou encore « tu es vraiment comme Jar Jar Binks » — le personnage le plus détesté de la saga pour sa stupidité et sa maladresse —, visant sans distinction la personne fictive de Rose et l’actrice qui l’incarne.

Un internaute a également temporairement modifié la page consacrée au personnage de Rose Tico sur le site communautaire Wookiepeedia pour y insérer des termes injurieux et racistes. Son nom avait été remplacé par « Ching Chong Wing Tong » et sa description par « stupide, autiste et attardée ».

A la fin de mai, Kelly Marie Tran a effacé tous les clichés de son compte Instagram, et par ricochet les commentaires liés.

« Pour beaucoup, le fandom [communauté de fans] Star Wars a viré à la bataille entre ceux qui pensent détenir la propriété d’une franchise et ceux qui font juste leur boulot. Le fandom avait pour habitude d’être inspirant, il est aujourd’hui en grande partie grossier et rebutant », soutient alors Polygon, un site américain réputé pour sa couverture des jeux vidéo et de la pop culture américaine.

Le phénomène n’est pas nouveau. Le fandom Star Wars s’était agité lors de la sortie de Star Wars : The Force Awakens, en 2015. Une minorité bruyante d’internautes s’était époumonnée contre l’arrivée d’un héros noir, interprété par John Boyega. Le personnage féminin de Rey, joué par la Britannique Daisy Ridley, a été également la cible de critiques et traité de « Mary Sue », une expression en vogue dans la pop culture renvoyant péjorativement à un personnage féminin sa supposée pureté et sa perfection.

Une diversité mal acceptée

Depuis une dizaine d’années, le public des conventions de pop culture américaine se féminise et inclut davantage de diversité, rappelle le magazine Wired. Les castings de Star Wars, de Star Trek ou de Doctor Who sont le reflet de ce changement — qui fait recette au box-office, en témoignent les succès de Wonder Woman ou de Black Panther —, mais aussi d’une plus grande attention de la part des studios dans le sillage des débats de société.

Au sein de ces communautés, certains internautes font régner un climat misogyne et raciste dont les premières victimes sont d’autres membres. S’abritant derrière un statut de fan de la première heure ou de gardien suprême des œuvres originales, ils refusent élargissement et inclusion, synonymes pour eux de dérive commerciale. Une tendance qu’incarne par exemple la nébuleuse du Gamergate dans l’univers du jeu vidéo.

Des fans n’hésitent plus à étriller et à contredire directement le créateur ou la créatrice d’une œuvre sur les réseaux sociaux, à l’instar de ce qu’a dû affronter J. K. Rowling, l’auteure de Harry Potter, quand elle a annoncé que le personnage de Dumbledore était gay, ou a défendu qu’Hermione pouvait être une femme noire. Certains s’en prennent aussi avec violence aux interprètes des personnages. Des comportements qui rappellent l’attitude de nombre de spectateurs face au casting entièrement féminin du dernier S.O.S. Fantômes, en 2016, allant même jusqu’à un piratage sexiste visant l’une des actrices, Leslie Jones.

Un soutien massif à l’actrice

« Tout le monde a le droit d’avoir une opinion sur les films » rappelle Wired dans son article :

« Tout le monde a le droit de demander à des entreprises internationales de divertissement de faire les films que l’on désire, et si ces entreprises ne répondent pas, d’arrêter de leur donner de l’argent. Mais harceler, menacer, faire des blagues sur la race ou le genre ? »

En réponse à ses harceleurs, Kelly Marie Tran a reçu le soutien de plusieurs personnalités, dont celui de Mark Hamill, qui incarne, depuis la naissance de Star Wars, à la fin des années 1970, Luke Skywalker. « Achetez-vous une vie, nerds [l’équivalent, souvent péjoratif, de geek] ! », a-t-il lancé sur son compte Twitter, en posant avec l’actrice.

Le 5 juin, Rian Johnson, réalisateur de l’épisode 8, défendait son actrice et tweetait :

« Sur les réseaux sociaux, certaines personnes ont une influence malsaine, mais au cours des quatre dernières années, j’ai rencontré de nombreux vrais fans de “Star Wars”. Nous ne sommes pas systématiquement d’accord mais toujours avec humour, amour et respect. Nous sommes l’écrasante majorité. » Des fans de Star Wars ont aussi lancé #fanartforrose [des œuvres de fans pour Rose], un hashtag de soutien sur les réseaux sociaux. Dans les centaines de messages, largement partagés, d’innombrables fans dénoncent cette culture toxique. Des spectateurs rappellent que l’arrivée de Kelly Marie Tran dans la saga intergalactique est une source d’inspiration pour beaucoup et une raison supplémentaire pour que de nouveaux fans rejoignent la Force.


posté le lundi 11 juin MMXVIII




Pour le sommet Trump-Kim, Singapour se place au centre du jeu

Partenaire des Etats-Unis et ouverte aux régimes peu recommandables, la cité prospère se démarque par son organisation impeccable.

LE MONDE | 11.06.2018 à 12h54 • Mis à jour le 11.06.2018 à 19h52 |

Par Harold Thibault

Modeste. C’est ainsi que la réponse du premier ministre de Singapour à un journaliste pourrait être qualifiée. « Je suppose que ça montre que nous sommes amis avec eux et qu’ils pensent que nous pouvons faire du bon travail », a estimé Lee Hsien Loong lorsqu’il lui a été demandé comment il lisait le choix de son île-Etat pour la rencontre historique entre le président américain et le dirigeant nord-coréen.

L’organisation du sommet coûtera environ 17 millions d’euros, dont la moitié pour assurer la sécurité de la rencontre. Peut-être également pour payer une partie de la note de séjour de la délégation nord-coréenne. « Si vous calculez le prix de tout en ce monde, vous passez à côté des choses réellement importantes », a poursuivi M. Lee. Implicitement, il fait aussi comprendre que cette somme est modique pour la cité prospère, qui, pour deux jours, se place au centre de l’effort pour la paix. « C’est un coût que nous sommes prêts à payer », a-t-il déclaré.

C’est son père, Lee Kuan Yew, qui a développé l’ancien port britannique pour en faire la cité-jardin de l’excellence, ultraorganisée, propre et sûre. L’historiographie locale insiste fortement, et de manière un peu romancée, sur le marécage qu’était Singapour lorsque le père fondateur a pris le pouvoir. Sa formule : un autoritarisme pragmatique, implacable envers les opposants, mais une utilisation à bon escient des investissements étrangers, qui ont apporté une forte croissance économique et fait de l’île un modèle en matière d’éducation, d’infrastructures et de qualité de vie pour la région. Singapour est devenue un centre financier et une plateforme incontournable pour les services en Asie.

Plusieurs lieux envisagés

Diplomates américains et nord-coréens ont passé en revue plusieurs lieux envisageables pour le sommet entre Donald Trump et Kim Jong-un, dont la Zone démilitarisée, qui divise la péninsule coréenne, Oulan-Bator, capitale mongole entretenant de bonnes relations avec Washington et Pyongyang, ou encore Stockholm, la Suède étant observatrice de la trêve de 1953 qui a mis fin au conflit ouvert de la guerre de Corée sans être suivi de la signature d’un traité de paix.

Mais aucun de ces sites ne rivalisait avec Singapour, même s’il y a eu des interrogations côté occidental sur la capacité de l’Iliouchine de Kim Jong-un à parcourir les 4 700 kilomètres séparant Pyongyang de Singapour. Finalement, l’avion a été utilisé en soutien logistique mais le dictateur, lui, a débarqué d’un Boeing 747 d’Air China. Singapour accueille très régulièrement les navires de la marine américaine, les deux armées s’entraînent ensemble, et cette relation a été renforcée sous la politique du pivot asiatique de Barack Obama.

La ville est habituée aux grands sommets. Elle accueille notamment le Dialogue du Shangri-la – du nom du luxueux hôtel où séjourne la délégation américaine –, un forum rassemblant chaque année les ministres de la défense des Etats ayant des intérêts en Asie et dans le Pacifique.

Singapour nourrit aussi des relations approfondies avec la République populaire démocratique de Corée. Elle était, jusqu’au renforcement des sanctions onusiennes, en 2016, l’un des rares pays à ne pas imposer de visa aux ressortissants nord-coréens – généralement liés au régime pour être autorisés à de tels déplacements.

Sociétés-écrans

Si elle a elle-même combattu en interne la corruption et les détournements de fonds publics pour assurer son développement, l’île ne s’est jamais montrée trop regardante sur l’utilisation de son sol et de ses banques par des régimes peu recommandables, notamment la Birmanie du temps de la junte et de et ses cronies (hommes d’affaires amis).

Dans son dernier rapport, publié en mars, le panel d’experts des Nations unies sur l’application des sanctions contre la Corée du Nord relevait d’ailleurs de multiples exemples de sociétés-écrans singapouriennes utilisées par des entreprises liées au régime de Pyongyang pour contourner les sanctions. Une entreprise nord-coréenne a le plus grand mal à commercer avec le reste du monde et à utiliser les banques internationales, mais il suffit d’enregistrer une société-boîte aux lettres dans la respectable Singapour, et de se cacher derrière, pour ne plus attirer l’attention des établissements financiers.

Selon nos informations, le demi-frère de Kim Jong-un, Kim Jong-nam, victime début 2017 à l’aéroport de Kuala-Lumpur d’un assassinat probablement commandité par le régime, a d’ailleurs résidé dans la cité-Etat, où il possédait un appartement. Il y a mené pendant quelques années une vie assez ouverte, avant de se sentir menacé et de se replier sur Macao – sous le parapluie des services chinois –, où il avait déjà des attaches, lorsque Kim Jong-un succéda à leur père.

La tenue, mardi 12 juin, de la rencontre historique à Singapour, sur la petite île-resort de Sentosa, viendra confirmer ce statut de centre international de l’Asie qu’elle dispute à Hongkong. La ville?? L’île ? se distingue de nouveau par l’ultra-efficacité de son administration, par son hospitalité et l’accueil de 3 000 journalistes qui ont demandé une accréditation. Ces qualités sont d’autant plus remarquées que tout s’est fait dans l’urgence : le 24 mai, Trump écrivait à Kim Jong-un pour tout annuler, dénonçant sa « colère » et son « hostilité ouverte ». Avant de finalement confirmer la tenue de la rencontre le 1er juin, à peine dix jours avant son arrivée.


posté le lundi 11 juin MMXVIII




出新招幫農民?賴清德推水煮帶皮香蕉沾醬吃     網砲轟:又講幹話

2018 年 06 月 11 日 16:48      中時電子報     林郁庭

國內香蕉生產過剩價格崩盤,蕉價低迷,農民笑不出來!中央、地方政府口水噴得滿天飛,卻束手無策。對此,行政院長賴清德為幫忙促銷香蕉,在臉書   PO   文,提供香蕉新食用方法,表示有民眾推薦生香蕉可以帶皮水煮,搭配醬油、大蒜食用,養生又美味。

賴清德說,近來香蕉盛產,農委會已經提出多項政策來穩定市場,以保障蕉農的權益。而香蕉的高營養價值是公認的,擁有各類維生素和礦物質,膳食纖維的含量也相當豐富,因此,多吃香蕉不只能幫助農民,也對自己的健康有益。

賴清德強調,最近有許多人都很關心蕉農權益,也有許多企業和個人幫忙採購,更提供許多香蕉的新吃法,近日便有一位朋友推薦,生香蕉可帶皮水煮,並可搭配醬油、大蒜,養生又美味。賴清德不忘貼心說,「農民辛苦栽種香蕉,收穫不易,讓我們吃蕉協助農民,一起為農民加油」。

賴清德分享香蕉新吃法,也引發許多網友留言,「賴功德教大家吃香蕉救蕉農囉~」、「吃香蕉是解決產銷失衡的方法嗎?真是太可笑了!」、「農委會陳吉仲說農民年收   154   萬」、「上位者只會講垃圾話,下台後恢復理智」、「賴乾脆說吃蕉皮可以壯陽算了,馬上就賣光了,關個三天救農民」、「到底要騙到什麼地步?外銷才是重點好嗎」。


posté le lundi 11 juin MMXVIII


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《世界的起源》(L'ORIGINE DU MONDE, 1866)
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《理想國》第一卷開場
https://jostar2.tian.yam.com/posts/33110888  

西元前希臘哲學跟中國孔子對照表(新排版)
https://jostar2.tian.yam.com/posts/25882333  

〈基督教只能是新教?有沒有搞錯?〉
https://jostar2.tian.yam.com/posts/36666081  







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